Le travail

Le travail

Le travail  -  I
Le travail - I

Laffargue observait avec un regard respectueux et bienveillant les hommes et les situations.  La vie à Vendoire, avec sa longue rue comme immuable décor, fut amplement déclinée, au fil des saisons et pour les différents temps de la vie : artisanat rural, certes, mais aussi mariages, carnaval, courses d’échasses, passage de la diligence, portraits de famille, d’amis, de voisins. Ces images étonnantes et uniques témoignent d’un monde rural alors bruissant d’activités.

 

Tourbières de Vendoire. Extraction de la tourbe. Avant 1929. Archives départementales de la Dordogne, fonds Laffargue-Guimard, 33 Fi 146

Le travail  -  II
Le travail - II

Rochefeld Rozé et une ribambelle de “gouillassous“ regardent comment on débite un tronc en planches et attendent la panne, la chute de la courroie, qui sera l’occasion pour les hommes de boire un coup !

 

Vendoire. Banc de scieurs. Avant 1929. Archives départementales de la Dordogne, fonds Laffargue-Guimard, 33 Fi 216

Le travail  -  III
Le travail - III

Le père Petit, qui “faisait l’omnibus“ et assurait la correspondance avec les chemins de fer d’Orléans, a pour passagers Abel Pascaud et sa femme. L’hôtel du cadran arbore le “brandou“ de genévrier qui est le signe distinctif du café-tabac (qui sera aussi épicerie !). En entrant dans la salle commune, l’on trouvait, à droite, le comptoir sur lequel était la balance pour peser le tabac qui était vendu en vrac et quelques bocaux de bonbons ; au centre la grande table d’hôte; au fond le lit des propriétaires; dans une salle contigüe, trois lits pour les enfants, dont un lit aux rideaux d’un rose passé sur le baldaquin duquel il arrivait que les rats viennent décortiquer quelques “coques“ de maïs; à l’étage, une chambre commune de quatre lits pour les gens de passage, qui pouvaient se débarbouiller à l’aide du gros pot à eau sur la table de toilette (il fallait puiser l’eau à la fontaine).

 

Vendoire. La diligence. Avant 1929. Archives départementales de la Dordogne, fonds Laffargue-Guimard, 33 Fi 213

Le travail  -  IV
Le travail - IV

Jour de foire à Vendoire : les brebis sont devant l’église, les vaches près de la croix; plus haut : les bœufs; les cochons devant “chez Bagouet“. C’est l’occasion, sur place, de transactions plus faciles qu’à Angoulême, distante de 35 km où l’on se rendait en partant à 2 heures du matin avec le bourricot et sa carriole, en emmenant une vache au marché. Ici on pratique le troc : la laine contre les vêtements, une partie de la récolte contre l’indispensable.

 

Vendoire. La foire. Avant 1929. Archives départementales de la Dordogne, fonds Laffargue-Guimard, 33 Fi 149

Le travail  -  V
Le travail - V

Vendoire. Le moulin Mondot. Un paysan avec son bissac et, au fond, une charretée de foin attelée à des boeufs. Avant 1929. Archives départementales de la Dordogne, fonds Laffargue-Guimard, 33 Fi 202

Le travail  -  VI
Le travail - VI

Le moulin de la Vergne à Champagne-et-Fontaine. Avant 1929. Archives départementales de la Dordogne, fonds Laffargue-Guimard, 33 Fi 151

Le travail  -  VII
Le travail - VII

Vendoire, la scierie. Sur la gauche, Jean Guimard. Avant 1911. Archives départementales de la Dordogne, fonds Laffargue-Guimard, 33 Fi 222

Le travail  -  VIII
Le travail - VIII

L’arrivée de la batteuse était suivie par de nombreux curieux, car c’était l’occasion d’une rivalité entre les cultivateurs qui fournissaient l’attelage pour la traction de la locomobile : ainsi, « chez Moreau », où ils avaient des bœufs, ils mettaient un point d’honneur à faire monter la plus rude pente sans le renfort des vaches de “chez Cormier“. Les bêtes couvertes d’écume blanche ont tiré la vanneuse jusque “chez Gorry“ où la locomobile a été mise en marche à grands coups de sifflet à vapeur. Chaque année, les mêmes hommes se retrouvent au même poste : les lieurs, ceux qui portent les sacs de grain, d’autres sur le pailler, et les plus petits dans les granges, pour qu’ils puissent passer sous les poutres pour entasser les bottes de paille. C’est à l’un d’entre eux qu’on fait traditionnellement la farce de l’obliger à soulever à la fourche une énorme botte de 50 kg. De l’allure et de la hauteur du pailler dépendent la réputation de chaque ferme; et des recettes de cuisine la réputation de chaque fermière : car, le travail fini, le repas qui suivait était une occasion de détente, une fête entre voisins, où ceux qui avaient le plus forcé, donc le plus bu, finissaient par une bonne “cuite“. Parmi les badauds de cette scène, le « fils du château », Paul Simonnet, en costume trois pièces, avec chaîne de montre et canotier... et les petits paysans nu-pieds (vers 1905).

 

Vendoire. Battage mécanique. Avant 1929. Archives départementales de la Dordogne, fonds Laffargue-Guimard, 33 Fi 209

Le travail  -  IX
Le travail - IX

Trois enfants Guimard, de droite à gauche : Hervé, Léo et Marguerite, chez leur arrière grand-père Montauzier, tonnelier rural mais qu’on appelait “le batelier“ parce qu’il était passeur avec son bac. On a dételé l’âne. Sur la poutre du portail, les plaques de la compagnie “L’abeille“ ou “ Le patrimoine“ ont peut- être substitué leur rôle protecteur à d’autres pratiques superstitieuses plus anciennes.

 

Vendoire. « Chez Mauriac ». Avant 1929. Archives départementales de la Dordogne, fonds Laffargue-Guimard, 33 Fi 141

Le travail  -  X
Le travail - X

Vers 1905, devant la forge de Pacoud, le maître du feu : maréchal-ferrant, mais aussi vétérinaire et dentiste. Aujourd’hui, il ferre les chevaux de Bagouet, dont la famille a toujours eu, depuis 40 ans, les mêmes chiens noirs, portés à mordre. Le père Bagouet, coiffé d’un chapeau, est monté à cheval, ainsi que sa fille Thérésa. Ernesta Lagarde observe la scène tandis que Mélina, la mère du forgeron, participe en tenant le sabot d’un cheval.

 

Vendoire. Le maréchal-ferrant. Avant 1929. Archives départementales de la Dordogne, fonds Laffargue-Guimard, 33 Fi 138

Le travail  -  XI
Le travail - XI

Les gendarmes à cheval suivent la charrette du père Petit et protègent leur nuque du chaud soleil d’été avec un mouchoir glissé sous le képi.

 

Vendoire. Le Puy du Moulin. Avant 1929. Archives départementales de la Dordogne, fonds Laffargue-Guimard, 33 Fi 148


Partager sur