Après les maîtres confiseurs, voici les maîtres confineurs

Blaise Pascal - pendent opera interrupta

Aujourd'hui, la bibliothèque des Archives met à l'honneur le maître confineur Blaise Pascal (1623-1662)

Après les maîtres confiseurs, voici les maîtres confineurs, tous ces grands esprits qui ont traversé les siècles pour nous laisser des pensées essentielles sur l’isolement, la solitude et les avantages de celle-ci. Aujourd’hui, la bibliothèque des Archives met à l’honneur le maître confineur Blaise Pascal (1623-1662) : mathématicien, théologien, inventeur et philosophe, il inventa la première calculatrice, aussi appelée la « pascaline ».
Dans ses Pensées, ouvrage non achevé et qui ne fut publié qu’après sa mort, on peut notamment lire :

« Quand je m'y suis mis quelquefois, à considérer les diverses agitations des hommes et les périls et les peines où ils s'exposent, dans la cour, dans la guerre, d'où naissent tant de querelles, de passions, d'entreprises hardies et souvent mauvaises, etc., j'ai découvert que tout le malheur des hommes vient d'une seule chose, qui est de ne savoir pas demeurer en repos, dans une chambre.
Un homme qui a assez de bien pour vivre, s'il savait demeurer chez soi avec plaisir, n'en sortirait pas pour aller sur la mer ou au siège d'une place.
On n'achètera une charge à l'armée si cher, que parce qu'on trouverait insupportable de ne bouger de la ville ; et on ne recherche les conversations et les divertissements des jeux que parce qu'on ne peut demeurer chez soi avec plaisir. »

La vignette qui surplombe le titre des Pensées est elle aussi édifiante pour les jours que nous traversons : « Pendent opera interrupta », maxime empruntée à Virgile dans l’Enéïde et qui signifie « tous les travaux entrepris s’interrompent ».
Pour en savoir plus au sujet de cette vignette, voici un lien utile : Pendent opera interrupta : le commencement des Pensées-de-Pascal, par Alain Cantillon dans la revue Littératures, en 2006 : https://www.persee.fr/doc/litts_0563-9751_2006_num_55_1_2011

Les Pensées de Blaise Pascal sont conservées aux Archives départementales de la Dordogne : il s’agit de l’édition de 1670 (BIB D 244). Cette même édition est numérisée et consultable sur Gallica : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1511234f