La réponse au quizz

Pierre Magne - 8 Fi 4_88

Pierre Magne (1806 - 1879)

Né en 1806 à Périgueux dans une famille de teinturiers, Pierre Magne est d’une intelligence vive et précoce. Malgré les difficultés financières, ses parents décident de le faire entrer au collège de Périgueux.
Il en ressort bachelier en 1825, après avoir fait deux classes par an. 

Placé chez un notaire, il s’intéresse au droit et, afin de financer ses études à Toulouse, travaille pendant deux ans comme expéditionnaire à la Préfecture de Périgueux. Reçu bachelier en droit, il quitte Toulouse et part pour Paris en 1829, après un court séjour périgourdin ; et c’est dans la capitale qu’il soutient sa thèse en 1830.
Rentré à Périgueux il fonde son cabinet d’avocat à la fin de cette même année.
Pierre Magne épouse en 1833 Célestine Maigne et trois enfants naissent de cette union. Apprécié et reconnu comme avocat, il est proposé au Conseil de Préfecture de Dordogne en 1835 puis, en 1842, accepte de se présenter à la succession de Louis Léger Combret de Marcillac, maire et député de Périgueux.

Elu député en 1843, il retrouve au Parlement son ami et protecteur, le maréchal Bugeaud. Pierre Magne est très attaché à une Algérie française (en 1847, il est nommé sous-secrétaire d’Etat pour les affaires de l’Algérie) et soutient activement la politique du maréchal. Ne souhaitant pas participer à un gouvernement issu de la révolution, il démissionne après les évènements de 1848, mais revient à la vie politique dès 1849 en se ralliant à la candidature de Louis-Napoléon Bonaparte.
Durant le Second Empire il sera entre autres, Ministre des travaux publics, Ministre des finances, membre du Conseil privé ; puis sous la Troisième république, Ministre des finances.

Il garde cependant des attaches fortes dans son département d’origine. En Dordogne, Pierre Magne sera député, conseiller général, président du Conseil général, sénateur. Il y promeut le transport ferroviaire et y autorise la culture du tabac, il initie le percement des rues Taillefer et Saint-Front à Périgueux.
Propriétaire d’un manoir à Trelissac, Pierre Magne se porte acquéreur, en 1860, du château de Montaigne dont il est un grand admirateur. Il finira ses jours à Saint-Michel de Montaigne en 1879.

 

Bibliographie sommaire :

Pierre Benoist, Au Pays de Montaigne, Le ministre Pierre Magne, BIB BR 4310.

Joseph Durieux, Le Ministre Pierre Magne : 1806-1879 : d'après ses lettres et ses souvenirs. BIB A 1907.

Lylian Duclaud, Pierre Magne (1806-1879), Ministre périgourdinSur les pas de Pierre Magne « une véritable leçon de vie » (avec Martine Balout), BIB REV 953 sept. 2013.

Propriété de madame Magne à Trélissac